1, 2, 3, ... 4 moutons
On se couche tôt pour être d'attaque. Demain c'est le jour J. On doit être en forme, prêt à tout. 23h... toujours pas endormi. 01h00. Le sommeil ne vient pas. On se tourne et se retourne. On a chaud. On a froid. On commence même a avoir mal à la tête. On devient sceptique sur notre état au réveil le lendemain, quand le réveil à 5h30 sonnera le début de la journée tant attendue. On se dit alors: qu'est-ce que me disait ma maman déjà? Ah oui. Compter les moutons. Facile à dire. C'est censé nous vider l'esprit de toute pensée, nous endormir en comptant dans notre tête. On imagine un pré, une charmante petite barrière de bois, un troupeau de mouton sur la gauche de "l'écran". Un par un, les boules de laine sautent par-dessus la barrière et vont peu à peu rejoindre leurs comparses de l'autre côté.
Mais quand l'esprit est trop chargé, quand on a révisé pendant des semaines pour une journée complète d'examens, difficile de tout mettre de côté et de soudain devenir attentif et concentré sur les moutons qui sautent et ressautent. On se met à élaborer des plans machiavéliques, des stratégies, des complots.Ceux de droite, qui ont passé la barrière, commencent à faire passer entre eux d'étranges messages. "Si on partait et qu'on laissait ceux qui sont encore de l'autre côté de la barrière?" "Pourquoi les attendre alors qu'on sait très bien que l'autre là dans son lit ne s'endormira pas de si tôt et que donc il continuera à ramener des moutons et à les faire sauter. Nos idées se bousculent. Les moutons se transforment en personnes connues, en problèmes de maths ou en sujets de disserte.
J'ai bien essayé de compter autre chose. les tâches lumineuses dans mes yeux clos, les chiffres de zéro à mille, les kangourous, les souris, les nuages, ... . On finit souvent par retourner mentalement et à moitié endormis à nos révisions. Et alors c'est foutu, on ne parviendra pas à s'endormir avant 2-3h du matin. Et le lendemain on maudit les moutons, on envie ceux qui se sont couchés arrosés d'Exomil. Trois tasses de café plus tard et une bonne heure de transports en commun parisiens, on débarque sur le lieu de l'examen les yeux dans des valises dignes de sénégalais rentrant à Saly pour les vacances. Crevé. mais motivé. après tout on a beau ne quasiment pas avoir dormi on a révisé toute la nuit en fin de compte.
Mais quand l'esprit est trop chargé, quand on a révisé pendant des semaines pour une journée complète d'examens, difficile de tout mettre de côté et de soudain devenir attentif et concentré sur les moutons qui sautent et ressautent. On se met à élaborer des plans machiavéliques, des stratégies, des complots.Ceux de droite, qui ont passé la barrière, commencent à faire passer entre eux d'étranges messages. "Si on partait et qu'on laissait ceux qui sont encore de l'autre côté de la barrière?" "Pourquoi les attendre alors qu'on sait très bien que l'autre là dans son lit ne s'endormira pas de si tôt et que donc il continuera à ramener des moutons et à les faire sauter. Nos idées se bousculent. Les moutons se transforment en personnes connues, en problèmes de maths ou en sujets de disserte.
J'ai bien essayé de compter autre chose. les tâches lumineuses dans mes yeux clos, les chiffres de zéro à mille, les kangourous, les souris, les nuages, ... . On finit souvent par retourner mentalement et à moitié endormis à nos révisions. Et alors c'est foutu, on ne parviendra pas à s'endormir avant 2-3h du matin. Et le lendemain on maudit les moutons, on envie ceux qui se sont couchés arrosés d'Exomil. Trois tasses de café plus tard et une bonne heure de transports en commun parisiens, on débarque sur le lieu de l'examen les yeux dans des valises dignes de sénégalais rentrant à Saly pour les vacances. Crevé. mais motivé. après tout on a beau ne quasiment pas avoir dormi on a révisé toute la nuit en fin de compte.
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