2006_3
Fleurs en bataille
douceur et volupté
d'une peau au réveil
calme et naturel
une déesse est née
surgissant de nulle part
elle laisse coi
bouleverse mon art
détruit tout en moi
pour y reconstruire
quelque chose de neuf
qui pour ainsi dire
me laisse comme un con
avec mes rimes à 2F
je rumine ma merde
et ne sais plus quel goût
à l'innocence de mon enfance
tu anéantis tout ça
et repeint en rose
mon terrain de bataille
dispersant des paquerettes
sur mes gris lendemains.
merci.
Interception
j'écoute à la porte
de son petit coeur
les amours à la mode
et les derniers malheurs.
devrais-je intervenir?
c'est sa vie après tout
même si je l'aime
qui sait si elle.
deux heures au téléphone
j'ai la tête explosée
le coeur en compote
l'amitié ça fait mal.
Je ne t'aime plus
je me ronge les ongles
en attendant ta voix
je fulmine de rage
en entendant la sienne.
pourquoi m'as tu fait ca?
partir avec lui
me faire ça a moi
j'ai tant fait pour toi.
je t'aimais Amour
je ne vivais que pour ca
je me disais qu'un jour
tu m'aimerais au grd jour.
je te croyais sincère
tu rigolais derriere mon dos
tu n'avais que faire
des poemes et des roses.
de mon amour et de ces jours
ces nuits que nous partagions
ces joies et ces disputes
qui composaient nos vies.
tu m'as menti
je t'ai aimé
tu me souris
je ne t'aime plus.
La fin de l'hiver
Le ciel d’hiver s’orne enfin de couleurs enivrantes. Mauves et bleus
Avec le vent froid qui souffle du Nord s’envole ma mélancolie
Je n’ai en tête que ton visage ta bouche ta peau tes yeux
Et je nous imagine ensemble, heureux, je rêve. Folie.
Les feuilles reviennent doucement, délicats ornements
Sur les squelettes dégarnis des arbres affaiblis par le froid
Les oiseaux n’osent pas encore chanter, ce n’est pas le moment
Je frissonne dans l’aube encore naissante. Les nuages sonnent le glas.
Il n’est pas encore sept heures et déjà le téléphone à l’intérieur sonne
Elle m’avait dit de ne pas décrocher je ne l’ai pas fait.
Le vent les feuilles le froid les nuages le soleil tout ça résonne
Dans ma tête aujourd’hui il ne fait pas bien chaud. Et toi ?
Le Chocolat
trois heures du mat
je me redresse dans le lit
sa place est encore tiède.
je prends le drap avec moi
"où es tu cherie?"
rien
la voila qui reapparait.
"sur ta levre il reste
un peu de ta trahison
et la cuillere sur la table
la lumiere du frigo
dans tes yeux d'emeraude
je le sais bien
tu m'as trompé!"
Le pied
je prends mon stylo
et je remplis des pages
jusque la tout va bien.
le probleme c'est elle
c'est son nom
ces JuliaJuliaJuliaJulia
qui noircissent le papier.
c'est son odeur
qui me revient en songe
s'est son regard
qui hante mes nuits.
ma vie aujourd'hui
a bien changé
mes yeux ont gardé
l'empreinte du premier soir
l'etreinte dans le couloir
les clients qui ralaient
nous on s'en foutaient
ils n'avaient qu'a nous voir
on faisait peine à voir
toi couverte de baisers
moi ne sachant plus
où mettre mes... pieds.
Le poète dit merci
la mélancolie donne des ailes au poète
la tristesse étrangement rend l'espoir
à ceux qui se libèrent sur le blanc du papier
à ceux qui leur coeur versent à travers leur stylo.
le printemps a beau pointer le bout de son nez
les bourgeons auxarbres se multiplier,
le gris de mon âme enrichit ma verve
la déchirure dans mon coeur inspire.
difficile à atteindre le plus profond de l'homme,
l'abysse obscur qui nous hante tous;
le blues de mai répand des cendres
sur les roses qui déjà se fanant.
le stylo est mon piolet, les feuilles blanches mon Everest,
je remonte la pente letement mais sûrement
je résouds mes problèmes par l'encre et le papier
mes sentiments se déroulent sur le chemin de ma montagne.
tu es ma corde de rappel, mon issue de secours
ma porte de sortie, ma back-up option
quand la route est trop dure, tu es toujours là.
poésie je te rends hommage
je te remercie pour tout ce que tu m'apportes,
pour la main invisible que tu me tends,
pour toute l'aide et le bonheur que tu me donnes,
pour les solutions qui grâce à toi me sautent aux yeux,
pour tous ces moments lagiques où jene lâche plus mon stylo,
merci pour tout.
l'encre coule, la vie continue, je dois vivre sans toi.
Lendemain
et voilà que ça recommence
le festival éternel des printemps amoureux
on m'invite à rentrer dans la danse
j'ai déjà mal aux pieds, je me fais vieux.
les rythmes endiablés des nouveaux jeunes
mon coeur va lâcher
les plaisirs du coeur ne sont pas ceux du corps
vers 5h les gens se calment.
la fatigue - les ravers s'assoient
s'allongent et se vautrent où ils peuvent
shootés, bourrés, exténués et enfumés
ils attendent l'after.
Ibiza se réveille ils se remettent
les drogues peu à peu se dissipent
les langues se délient
la musique est moins forte - on s'entend presque.
un ange blond s'est endormi sur mon épaule
je n'ose pas la réveiller, je l'observe
un corps de rêve, des fringues de hippy
si seulement sur moi ses yeux.
rêve d'un matin sur une île espagnole
un visage angélique plongé dans le sommeil
une chaleur douce contre mon bras
un parfum discret qui me rend ivre.
j'aime les lendemains de fête.
Les larmes de la vie
Quand je me réveille je veux te parler
Quand tu ris toute seule je veux être à tes côtés
Quand tu pleures dans ton lit je veux te consoler
Je te vois rire, pleurer et te confier
Je te sens là, fraîche et rayonnante
Je te sais là, proche et distante à la fois
Je m'ennuie sans toi, je me lamente
Je compte les moutons dans le ciel
Les nuits sans toi et les jours qui passent
Je te vois en rêve toujours aussi belle
Ta voix au téléphone est ma douce musique
Quand tu arrives je me jette à tes genoux
Quand tu parles j'avalerais n'importe quoi
QUand tu es là je nage dans le bonheur
J'ai peur aujourd'hui en écrivant ces lignes
Peur de ne pas réussir à te séduire
Peur de croire à une utopie, douce utopie
Peur de te perdre - t'ai-je jamais eue?
Peur que tu ne veuilles pas m'aimer
Peur de tomber amoureux d'un rêve
Je sais que jamais je ne t'aurai
Je sais que ton coeur bat pour un autre
Va
Va le rejoindre - laisse-moi seul
Seul avec ma tristesse - la mort dans l'âme
Peur d'aimer, peur de t'aimer
Je suis libre de choisir qui aimer
Mais l'amour ne m'a rien demandé
Je n'ai pas eu le choix - d'aimer quelqu'un d'autre
Veux-tu rester - être mon amie?
Accepterai-tu ma présence discrète?
Je me ferai tout petit, microscopique
Tu n'entendras plus de "je t'aime"
Je serai ton confident - ton psy privé
Je me retiendrai de t'aimer
De t'embrasser quand de tes yeux
Couleront les larmes de la vie
De te consoler de tes malheurs
Bonne chance ma belle
Il y en aura bien un qui saura te combler
Un jour j'en suis sûr tu trouveras le bon
Je te fais confiance pour dénicher l'amour
Je ne suis que ton ami après tout
Je ne peux me permettre aujourd'hui
De te susurer à l'oreille
Même si j'en meurs d'envie
Un soupir de baiser dans le cou.
Mais je sais que tu sais que je t'aime.
Et ça change tout.
Les produits laitiers
yaourt produit érotique
lipstick yoplait
j'aime ta langue
sur mes lèvres
plaisir laitier.