2006_4
Ma nuit
les fleurs du printemps
recouvrent d'un voile rose
l'été de mes vingt ans.
les douces couleurs pastels
s'emmelent sur la toile
de la jeunesse éternelle.
je revois en rêve
les fées de mon enfance
le temps d'une trêve.
pause.
m'apparait alors une fée
et cet être qui n'est pas
me montre ma destinée.
tracé une fois pour toutes
le chemin m'est indiqué
plus qu'à suivre la route.
je me vois soudain
au bord d'un précipice
je crie mais en vain.
personne ne m'entend
la route est barrée
le destin m'attend.
stop.
retour en arrière
vers cette glorieuse époque
j'étais jeune et fier.
ténébreux et discret
je me faufilais partout
gardien des secrets.
on me croyait fort
imbattable et inébranlable
ils avaient tort.
une seule a suffi
pour me mettre à terre
une seule nuit.
une seule femme
elle m'a abattu
de sa flamme.
terrorisé je me terrais
dans l'obscurité de la nuit
elle s'est approché.
elle m'aimait.
Mandarine
l'odeur de la mandarine
un chaud matin de juillet
tes mains sur ma poitrine
tes yeux sont encore fermés
aimante même endormie
je te contemple, ange
tu donnes raison à ma vie
tu m'as sorti de la fange
merci Béa d'être là pour moi
merci de voir que j'ai besoin
de toi près de moi
de ton corps chaud
le matin au réveil
de tes mains tièdes
sur mon corps froid
de ta chaleur
sur ma tristesse
de ton amour
sur ma déprime.
Mujer
car le jour et la nuit
et ce depuis toujours
sur ma vie resplendit
l'astre de l'amour
je voudrais te donner
en cadeau d'adieu
le plus doux baiser
ferme les yeux
ta langue et la mienne
deux serpents fous
qui vont et qui viennent
tout devient flou.
les hommes et les femmes
à tour de rôle tombent
leurs coeurs en flamme
tels mille bombes
leurs corps éparses
gisent à terre
gigantesque farce
l'amour erre.
One
je t'invite à danser
tu m'entraines dans le rythme
je ne sais pas bouger
tu me montres les gestes
j'ai l'air trop con
à coté d'une princesse
maladroit et gauche
tu resplendit.
la soirée vient de commencer
tu me lances déjà
ces regards langoureux
qui ont su me séduire
ces invitations à sortir
à rester sur le baclon
à s'embrasser longuement
à la lumière des étoiles
te tenir contre moi
serrer dans mes bras
le joyau des rois
le trésor caché
des dieux du Pirée.
les gens transpirent
à l'extérieur il fait moins chaud
mon télépone sonne
c'est encore elle
elle ne me lache plus
comment faire
pour lui faire entendre la vérité
qu'elle et moi c'est du passé,
qu'on n'allait pas ensemble.
tu raccroches pour moi
le portable vole
il atterit dans le parterre
de roses blanches
au pied de la maison...
alors tu ris
et moi je t'aime.
tu ne reponds rien
tu te contente de rire
ce rire qui fait se taire
ce rire qui me rend fou
j'esssaie d'attraper tes lèvres
je ne suis pas assez rapide
tu esquives mes baisers
comme un duelliste les coups.
qu'est ce que j'ai fait
pour tomber amoureux
d'une fille comme toi?
une allumée pareille
une mangeuse d'hommes
tu vis ta vie comme un film
une succession de flirts
tu sais que je t'aime
je sais que je t'aime
changeras-tu jamais?
pourras tu rester
demain avec moi?
ce soir tu es là
mais je sais que tu partiras...
elles partent toutes
on vit d'amour
mais il est parfois plus facile
de mourir d'amour...
je profite du moment
j'oublies la musique
je respire ton parfum
Calvin Klein isn't it?
j'ai le même.
pour une soirée
une seule
nous ne faisons qu'un
One.
Petite fille
La rose le matin au soleil fait sa toilette
Devant sa glace elle fait la moue
Quelle couleur !
Ecrire ses pensées
A l’encre de Chine
Sur ce papier de riz
Ne changera rien.
Elle restera à jamais la petit fille
Qui me fait rire.