J'entends des voix
"Il me parle comme si j'étais déjà là. J'entends leur voix qui me susurre des gentillesses. Leurs mains qui me caressent. Tous font de leur mieux pour communiquer avec moi mais je suis comme paralysée, impossible de leur rendre la pareille. Tout est déjà prêt pour mon arrivée, la chambre repeinte, la déco peaufinée, le mobilier prêt à servir. Certains tiroirs sont déjà bien remplis. Il ne manque plus que moi pour faire leur bonheur.
Ils voudraient que je me retourne. Mais je suis bien comme ça, moi. Pourquoi je me mettrais tête en bas, ça doit pas être très confortable comme position... Je lui tiens le ventre de toute mes forces, elle me tient chaud après tout. Je la serre dans mes petits bras, mes jambes de chaque côté de ses hanches. Ils me touchent la tête, le dos, me font des chatouilles. Je sens leurs doigts géants sur mes petits os, leurs mains qui me tâtent comme un melon presque mûr.
Plus que deux mois et je serai libre. Respirer de l'air ne m'attire pas plus que ça, mes petits poumons se sont habitués au liquide amniotique. Si seulement je pouvais rester là. Mais bon ils ont oeuvré pour m'avoir il n'y a pas de raison que je leur fasse perdre plus de temps. Allez, encore quelques semaines et j'emménage. Branle-bas de combat, au garde à vous ils seront tous. Ebahis par ma petite bouille, ils me feront mille grimaces et mille chatouilles. Dans mes petits poings je serrerai leurs doigts, à leur visage je rejetterai ma nourriture. mais ils m'aimeront j'en suis sûre."
Oui ma fille ne t'en fais pas on t'aimera. Plus que tout. Mais dépêche toi, on n'en peut plus d'attendre.
Ils voudraient que je me retourne. Mais je suis bien comme ça, moi. Pourquoi je me mettrais tête en bas, ça doit pas être très confortable comme position... Je lui tiens le ventre de toute mes forces, elle me tient chaud après tout. Je la serre dans mes petits bras, mes jambes de chaque côté de ses hanches. Ils me touchent la tête, le dos, me font des chatouilles. Je sens leurs doigts géants sur mes petits os, leurs mains qui me tâtent comme un melon presque mûr.
Plus que deux mois et je serai libre. Respirer de l'air ne m'attire pas plus que ça, mes petits poumons se sont habitués au liquide amniotique. Si seulement je pouvais rester là. Mais bon ils ont oeuvré pour m'avoir il n'y a pas de raison que je leur fasse perdre plus de temps. Allez, encore quelques semaines et j'emménage. Branle-bas de combat, au garde à vous ils seront tous. Ebahis par ma petite bouille, ils me feront mille grimaces et mille chatouilles. Dans mes petits poings je serrerai leurs doigts, à leur visage je rejetterai ma nourriture. mais ils m'aimeront j'en suis sûre."
Oui ma fille ne t'en fais pas on t'aimera. Plus que tout. Mais dépêche toi, on n'en peut plus d'attendre.
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