2006_1
PHASE I
-
L'APPRENTISSAGE
A bug
Je suis comme la gigantesque ombre
du moustique qui bourdonne
dans votre tête vide.
je n'ai rien à faire de mes journées
je les passe à voler,
à voyager à l'intérieur de vos pensées.
ce n'est pas toujours rose
mais bon on fait c'qu'on peut.
je suis comme votre Gimini personnel
votre conseiller en Amour
le confident de vos secrets
de vos peines, de vos joies
l'ami dont vous avez toujours rêvé
mais jamais approché.
je ne suis pas réel, seulement une idée
une idée farfelue qui vous est un jour
passée par la tête
un jour plus gris que les autres
un jour où vous ne vouliez plus vivre.
alors je suis arrivé et d'un coup
de marteau magique vous ai rendu
votre joie de vivre.
un monstre de bonheur qui inonde vos neurones
de fluides colorés qui ont l'étrange odeur
de la vie qui se répand.
une substance inconnue jusqu'alors
qui une fois dans votre corps,
dans vos veines, dans votre coeur
vous revitalise, vous rend plus heureux
que vous ne l'avez jamais été.
une nouvelle drogue innocente
un nouvel état d'âme
plus paisible que jamais
ni euphorique ni dangereux pour la santé
le bonheur pur et simple
dans son état initial
dans sa forme la plus basique
celui qui vous fait sourire et fermer les yeux
pour mieux imaginer
pour mieux rêver
pour ne plus pleurer
pour crier au monde
qu'on s'en fout de ce qu'il veut nous faire
de ce qu'il veut nous faire faire
qu'on est enfin libre
et qu'on n'a que faire des dieux
et du pouvoir et de l'argent
pour au sortir d'un couloir
être libre et heureux
Aimer par-dessus tout
Je t’aime
Quand tu fermes les yeux.
Je t’aime
Quand tu me parles.
Je t’aime
Quand tu dors.
Je t’aime
Quand tu es à mes côtés.
Je t’aime
Quand tu dis que tu m’aimes.
Je t’aime
Même quand tu en aimes un autre.
Je t’aime
Même quand tu me mens.
Je t’aime
Même quand tu n’es pas là.
Je t’aime
Quand tu finis par me revenir.
Je t’aime
Quand tu dis l’avoir quitté.
Je t’aime
Même quand tu y retournes.
Je t’aime
Même quand tu es entre ses bras (ses jambes)
Je t’aime
Quand tu rentres au petit matin
Pour te blottir au chaud
Dans mon lit douillet
Contre mon corps froid
D’une nuit en solitaire
Dans cette chambre…
Cette chambre que tu as décoré
Avec tant de soin, tant d’amour.
Je t’aime
Même quand tu n’es plus là.
Je t’aime
Même quand tu n’es plus là.
Je t’aime
Parce que je suis fou
Je t’aime
Parce que je suis malade
Je t’aime
Comme un otage à Stockholm.
Carence
J’ai attendu longtemps un geste de ta part
Je suis resté des jours entiers à scruter l’horizon.
Des mois sans nouvelles de toi je me morfondais.
Ton absence m’a fait t’aimer encore plus.
Drôle de dire ça… comment t’aimer plus
Quand je t’aime plus que tout au monde.
Comment pourrais-je te combler plus que je ne le fais.
Y a-t-il seulement sur Terre femme plus aimée,
Plus adorée que toi ma Princesse ?
Une seule qui puisse affirmer sans hésiter
Te surpasser tant en beauté qu’en sagesse ?
Je ferais tout pour être à la place du facteur
Et ouvrir ta lettre avant même qu’elle n’ateigne
Ma porte. Anticiper ce moment d’allégresse…
Pouvoir oublier tout le reste pour ne faire qu’aimer
Laisser derrière moi les soucis quotidiens, le boulot,
Et ne passer mes journées qu’en attente,
En attente de ta lettre, d’une quelconque trace de ta main,
Une odeur sur le papier, une trace de rouge à lèvres
Sur l’enveloppe tant attendue.
Je me vois déjà, souriant jusqu’aux oreilles
En arrachant ta lettre de son sarcophage de papier,
Heureux enfin de t’avoir près de moi – presque…
Ce n’est pas que je ne m’intéresse pas à toi, non,
C’est que ça fait tellement longtemps que je t’ai vu
Que quelque soit le contenu de ta lettre
Je l’aimerai, je l’adorerai, je l’embrasserai,
Je l’encadrerai et l’accrocherai au mur,
Avec les autres.
Mais là je ne fais qu’extrapoler, rêver en sorte.
Ta lettre n’est pas encor arrivée et jusqu’à ce jour
Je serai posté en haut de ma tour, les yeux rivés
Sur la ligne séparant les dunes du ciel, attendant
Avec impatience la venue du postier.
Je n’aurai que faire des tempêtes de sable,
Dès que je saurai où tu te trouves je te rejoindrai,
Filant comme le vent sur les dunes brûlantes,
Tuant ma monture à la tâche, je te retrouverai
Et nous finirons ce que nous avions commencé
Il y a des années de ça : l’Amour avec un grand A.
Chut...
Un baiser partagé, plaisir simple,
Une promesse privée de ne faire qu'aimer,
Plus sensuelle, qui se veut confirmée;
Des sentiments que l'on veut sortir du pot
Pour les mettre en terre, libérer le secret
Pour un instant de pur bonheur,
Une communion au goût de miel,
Nectar sucré d'amour, délice des langues,
Un rien se goûter l'âme, tester l'autre.
Chut…
Un baiser seulement et tout change
Si beau que les anges mêmes n'osent,
Alors que les fous s'ennivrent, de baisers.
Délicieuses coïncidences
Absurde coïncidence de deux êtres perdus qui ne se trouvent pas.
Incroyable aventure de deux cœurs solitaires en quête de l'autre.
Stupéfiante histoire d'elle et de lui seuls dans l'univers
Au milieu des autres abandonnés.
Joies simples et banales, premières amours et regards langoureux.
Recherche de l'autre parmi la multitude, absurde.
Etrange symbiose de deux esprits séparés
Subtiles mélodies du bonheur et de l'amour mélangées
Folles envolées poétiques, tendres mais fragiles.
Cheveux dans le vent mains dans les poches
Ils se foutent des autres et s'en portent aussi bien
Seuls à deux, heureux de s'être trouvés.
Amours de jeunesse, souvenirs de vieux
Réparent les blessures et épongent les souffrances.
S'épanouir sans retenue, s'aimer sans gêne.
Pourquoi craindre les autres quand on est deux
Pourquoi ne pas faire comme le vers dans la pomme
Profiter de l'instant présent pour en tirer le meilleur
Amours de jeunesse, délicieuses coïncidences.
Les yeux fermés
je couche sur le papier
des lignes bleutées
reflets de mes pensées
perdu dans la ville
je ne suis pas tranquille
mais ma plume est fertile
ma verve facile
Ma fée
une fleur dans un champ
une étoile dans le ciel
brille pour moi
et me rend fou
une fille dans mon coeur
ses griffes bien enfoncées
m'empeche de dormir
et me fait rêver
une fleur dans ses cheveux
deux étoiles dans ses yeux
me font penser
à une fée.
Melodie du bonheur
Mélodie du bonheur
Souffle sur mon cœur,
Et répand dans mes veines
Un courant d'air de vie ;
Réchauffe mon âme
Et allège mes soucis,
Fais de mes jours gris
Des rayons de soleil ;
De mes tristesses des joies.
Coup de balai
Dans les toiles d'araignées,
Bonne baffe
Aux avis reçus.
De coup de gueule
En coup de vent
Je m'évade dans la critique
Et étonne par mon audace :
Crier libère, oser paie.
Vidé de tout crupule,
Je signe d'un Z
Qui veut dire Zarbi ;
Etrangeté des mots,
Légèreté des idées
Mais puissance des jets ;
Je m'envole au paradis
Des fouteurs de merde.
Comme Cyrano à la fin de la phrase je touche.
Je n'hésite pas à tenter
Le Malin et le Divin ;
Au risque de me brûler les ailes
Et de retomber sur Terre,
Parmi la morosité et la grisaille
Des villes et des hommes.
Je m'évade vers le soleil
Et pense à d'autres horizons :
S'évader pour se libérer :
Décompresser.
Ô Rage!
Ô rage ô désespoir!
Me voilà enchaîné à elle comme une puce au cul d'une vache
Comme une cravate à pois au cou d'un bureaucrate
Entraîné malgré moi dans une course folle
Précipité de force dans un tourbillon de joie
Elle ne me lâchera plus il semble
Finirai-je ma vie ainsi?
Lié à elle par cette chaîne dorée?
Cupidon a bien visé
Je sens encore les plumes frôler mon cœur
De peur je me suis terré dans mon trou
Avant qu'elle n'apparaîsse et ne m'en libère.
Par son emprise elle m'a libéré, étrange…
Chaque jour qui passe me permet de mieux la cerner
De la comprendre
Mais jamais je ne pourrai me l'approprier
La faire mienne.
C'est une fille sauvage qui préfère sa liberté à tout
Et aussi grand que mon amour puisse être
Jamais elle n'acceptera d'être retenue prisonnière
Dans un quelconque fief, fut-t-il tapissé de soie et de velours.
Je t'aime comme tu es, aimante et libre.
Parler pour ne rien dire
T’entendre
Encore débiter tes salades ;
Te voir
Rougir de ne pas savoir mentir ;
M’aimer
Comme un vers sa pomme ;
Dormir
Du sommeil du juste
Alors
Que tu devrais me parler ;
Parler
Du temps qu’il fait dehors
Sans
Me dire ce que tu ressens ;
Mentir
Tu ne sais pas mentir, tu n’a jamais su.
Thérapie
Sur l’océan de mes pensées vogue un ange gris.
Sur l’écume de mes rêves chevauche le désespoir.
Mais à travers ce brouillard une lumière rayonne.
Elle m’apporte bonheur et réconfort, sagesse et confiance.
Elle rassure mes peurs d’enfant, me conforte dans mes rêves.
Sur ma plage intérieure,
Les vagues roulent les galets de l’ennui
Loin de moi.
Le soleil réchauffe le sable encore humide
De la rosée matinale.
L’esprit encore embrumé je me lève
Et me prépare à faire face
A une journée comme les autres
Un de ces jours sans fin
24h de bonheur ou de tristesse, de folie ou d’ennui.
La journée je ne l’affronte pas, c’est elle qui m’accueille,
Qui m’invite à lui tenir compagnie.
Je tente de faire de mon mieux
Même si mettre du noir sur du blanc
Ne simplifie pas les choses.
Un rire.
Un rire qui vous fait vous retourner, à sa recherche.
Un rire qui me fait irrémédiablement retomber en enfance.
Un rire qui ne peux que vous rendre fou amoureux.
Un rire qui même dans la foule la plus dense
Trouve le chemin de votre oreille.
Un rire qui vous arrive dessus
Tel une flèche de Cupidon, précise et merveilleuse.
Un rire comme en réponse à chacun de mes mots.
Un rire de petite fille sortant de la bouche d’une femme.
Un rire sincère et spontané, séduisant, craquant.
Une avalanche de bonheur, insoutenable vision de paradis.
Un rire, pur de vérité joyeuse.
Un rire qui me coupe le souffle, heureux à en mourir.
Un rire qui me fait l’aimer, elle, encore plus chaque jour.
Un rire qui me donne envie de lui jeter
Un de ces regards, un regard fou.
Un rire qui ne se rend pas compte de tout le bonheur qu’il disperse.
Un rire qui à force va finir par me rendre marteau.
Un rire qui devrait cesser sous peine d’une explosion,
Un déploiement d’ailes de Cupidon.
Vive L’Amour…
Ta langue sur cette cuillère me rend fou.
Tes lèvres sur cette tasse de café me font sourire.
Ton rire me fait monter au ciel, enfant à nouveau.
Ta voix augmente mon rythme cardiaque dangereusement.
Tu vas me tuer mon amour, à force de te comporter ainsi.
Arrête de m’aimer tellement, on ne va plus tenir.
Ça choquerait tout le monde si on faisait l’amour là,
Sur cette table, sur cette terrasse de café, en plein jour.
Un tel acte d’amour, ce bel ensemble de corps,
Cet enchevêtrement de jambes et de bras, de têtes et de troncs.
Je t’aime moi aussi tu le sais mais je ne suis pas
Comme toi, extraverti au pointde faire comme toi,
De m’exprimer en pleine rue d’une telle façon,
De crier aux passants ma joie, mon amour pour
Ton heureuse personne, toute repliée sur elle-même
Sur le trottoir. Je n’ai pas honte bien sûr,
Non, je suis même très fier de ma princesse.
Mais je n’arrive pas à crier à tue-tête que je t’aime,
Même si c’est bien la seule chose à laquelle
Je pense sans arrêt depuis des mois.
Tu bondis, tu danses, tu t’allonges au milieu de la route,
Tu chantes, tu cries aux pigeons d’aimer,
De s’envoler pour voir les clochers et les toits
Plutôt que de rester sur les pavés,
Aveugles de la beauté du monde.
Je sais que tu sais que je t’aime
Et tu sais bien que je sais que tu m’aimes.
Pourquoi alors le crier sur les toits
Pour faire voir au monde à quel point
Il est facile d’être heureux, d’aimer…
La plus belle leçon de la vie est de savoir que le vrai
Bonheur est d’aimer et d’être aimé en retour.