2006_2
PHASE II
-
L'APPROCHE
Amimour – Secret Love
marre de t'entendre te plaindre de ton idiot de mec
marre de ne pouvoir prendre ta main dans la mienne
marre de sentir ta peau sans pouvoir y déposer un baiser
marre de sentir tes yeux sur moi - seulement tes yeux
j'en ai assez de cette relation ambigue - amimour...
ça a beau être sympa parfois, ça ne vaut pas nos rêves
tu me confies à l'oreille tes secrets, tes joies et tes peines
je te raconte ma vie, j'essaie de te faire rire, de te rendre heureuse
si seulement tu savais à quel point tu m'importes!
tu es la première à qui je pense le matin en me levant
la dernière que j'aperçois avant de m'endormir
et il m'arrive bien souvent de te retrouver dans mes rêves.
espoir d'un soir un sourire qui en dise plus long que d'habitude
histoire qu'un soir nos coeurs et nos corps à l'unisson.
monologue tranquille d'un poète désabusé
en quête de celle qu'il aimera.
Anormal (ici)
copie conforme d'un quelconque déjà-vu
idée toute faite d'une histoire trop banale
impossible d'expliquer notre relation
personne ne peut nous comprendre
notre amour est unique parce que pur
notre monde idyllique peuplé d'angelots
de fées et de dragons passerait pour fou
les gens nous enfermeraient.
envole-toi avec moi vers des cieux plus cléments
des gens plus ouverts et des jours plus gais
laisse-toi envahir par la fièvre du voyage...
après dix heures de vol on repose les pieds sur terre
la fatigue mêlée à l'excitation du changement
nous plonge dans un état étrange, second,
accablés de sommeil et à la fois curieux de tout.
qu'on est bien ici... on va se construire un petit nid
un repaire douillet et chaleureux, accueillant et ouvert
enfin être libre d'exprimer notre amour
de repousser les limites de notre histoire,
de laisser exploser la passion qui nous habite
qui dans l'autre monde nous dévorait, nous gênait...
aimer librement l'être cher
sortir de l'ombre pour aimer au grand jour
les petits riens et les grands moments
les nuits et les jours, les hauts et les bas
les heures qui passent et s'emmêlent et se démêlent
telles les ficelles de nos vies,
un noeud inextricable de sentiments et de raison.
Apprendre
le passé me retombe dessus
une guillotine infaillible
implacable vérité
difficile à affronter.
les rateaux et les gifles
les vents et les nons
mais les visages heureux
et les filles qui rient.
elles nous rendent fous
ont les rend folles
on se vaut bien
dans cette affaire de fous.
les peines et les joies
des jours et des nuits
les suçons et les lèvres
une belle histoire d'amour.
cette fille qui pleure
toute seule dans le noir
abandonnée par un salaud
où est le courage?
je ne dis pas que je suis
le héros des temps modernes
juste que je tente d'aider
les tristes sires
a ravaler leur fierté
et revenir sur leurs pas
embrasser la fille qui pleure
et savoir etre là quand il faut.
Chrysalid
je ne sais ni le temps qu'il fera demain
ni si ta voix sera joyeuse au bout du fil.
je ne peux deviner tes humeurs
je ne peux lire sur ton visage absent
les traits du blues de mai...
tes yeux qui pleurent et ton nez qui coule
tes cheveux emmelés et tes habits froissés.
je n'entends que tes mots qui
coulent comme une fontaine
ta voix qui me fait me sentir très con.
gamin au téléphone - triste à mourir
tu dis que tu en as marre
sais-tu ce que je dois endurer?
t'es tu jamais demandée ce que tu pouvais
causer comme peine.
tu es dure avec les autres
autant que tu l'es avec toi-même
aujourd'hui ta bulle explose,
tu es forcée de sortir de ta carapace,
cette coquille de faux bonheur
ne te protège plus comme avant.
pleure pleure tu en sortiras grandie
tu laisseras derrière toi
ta mue d'adolescente blessée
fini le gothique.
la vie t'attend, elle t'ouvre les bras
regarde-toi, regarde-moi: je t'aime.
(tu m'aimes?)
Comprendre...
comprendre tout du premier coup
saisir au vol les seconds degrés
sans se méfier tendre le cou
l'oreille aux secrets et aux baisers.
ne jamais avoir de préférence
savoir être tolérant
accepter toutes les danses
même sans rentre-dedans.
attendre le dernier moment
pour glisser sur ses yeux
un ultime mouvement
un soupir de futur heureux.
ne pas penser par a priori
mais tirer une conclusion
de chaque jour chaque nuit
la synthèse d'une passion.
enfin tirer mon chapeau
à celle qui aura su
m'en inspirer de si beaux
à cette belle inconnue.
Confession
expliquer l'amour comme on démontre un problème de mathématiques.
vouloir constament trouver une réponse à tout.
ne jamais être satisfait des choses comme elles sont.
éplucher nos sentiments allongés sur un divan en cuir.
décortiquer les passions en préparant les hors d'oeuvres.
oublier que la vie est faite de multiples points d'interrogation.
faire en sorte de ne pas laisser passer la moindre opportunité.
passer outre les frontières du coeur et de l'âme.
ne pas voir que les hommes et les femmes sont fragiles
et que leurs coeurs et leurs âmes en souffrent.
fermez les yeux et laissez vous porter
le fleuve de la vie pourrait bien déborder
et vous porter loin dans les terres
vers des mondes inconnus et mystérieux
amour, passion et volupté y vivent,
seigneurs tous puissants de ces peuples,
tous autant qu'ils sont aveuglés
par les foudres divines qui du ciel
descendent sur les hommes et font d'eux
des amoureux transis, des fous absents,
leurs esprits vaquant dans des nimbes lointaines
leurs corps s'associant dans d'étranges danses.
croquez avec ferveur la pomme de la vie
croyez comme vous pouvez aux paraboles d'avant
imergez vous sans crainte dans un amour fou
laissez vous porter sur les flots de l'amour
peut-être y trouverez vous la passion,
une fin valable et belle, une vie pure et longue,
un monde qui vous convienne - enfin.
Crash!
on serait portés à croire que l'amour ne dure pas
que la vie est vache et qu'on ne le voit pas.
on voudrait nous faire croire que rien n'est parfait
que les muses de nos rêves ne sont qu'imaginées
que les enfants mêmes perdent leur innocence
que les hommes et les femmes ne vont pas de pair.
et si l'amour ne durait pas, que ferions nous?
si tout n'était que mensonge et illusion
que ferions nous sans passion, sans action?
pourrions nous faire face à la vie
relever la tête dans les moments durs
laisser couler le temps et passer les jours.
briser le joug de la monotonie
se laisser avaler par une avalanche rouge
rouge sang rouge passion - sentiment pur
des esprits simples et des esprits fous.
la lenteur des jours, la perfection des nuits
une symbiose si belle qu'on en oublie le reste.
deux être attirés l'un vers l'autre
ils ne savent ni pourquoi ni comment
ils savent juste qu'ils s'aiment, qu'ils aiment.
leur bonheur sans faille se terminera-t-il
n'y pensez pas ce serait trop triste.
tristes soirées à pleurer au coin du feu
des souvenirs fragiles de moments à deux
une mémoire visuelle, tactile et sentimentale
d'une histoire qu'on croyait sans fin.
on s'imaginait immortels
on se voyait tous les jours
qui aurait pu entrevoir une fin
aussi brutale.
Décevante vérité
je ne crois plus aujourd'hui
à toutes ces belles utopies
ces histoires d'aujourd'hui et d'hier
qui ont l'air si terre à terre
je ne veux plus entendre
un roméo déclarer sa flamme
à une juliette pas très femme
s'il savait à quel point il peut se méprendre
elle ne l'aime pas, un crush tout au plus
pourquoi se faire des idées, l'amour ne dure pas
il ne l'aime pas, une folie passagère c'est tout
pourquoi se donner tant de mal, avec si peu au bout?
à quoi bon grimper au lierre si c'est pour retomber?
séduire, aimer et souffrir telle est leur destinée
toute de fil gris tissée, heureuse au début,
monotone au milieu et triste à la fin.
les rivages de nos amours sont bordés de fleurs
mais plus on approche du milieu du lit
plus le courant est froid, l'eau dangereuse
la rose dans la boue perd vite son fard.
ils ne peuvent pas comprendre, ils sont aveuglés
la passion est éphémère et l'amour sûrement pas éternel
ils ont beau parler des heures, allongés dans le noir
la nuit les dévorera et leurc coeurs oublieront.
Encore une fois...
je regarde en l'air, l'esprit absent
je me rappelle ton odeur et cet été
j'oulie cette fille avec qui je suis
je me souviens de ton rire
tu arrives encore à me faire sourire
ce que je dois avoir l'air con
à sourire aussi bêtement.
mais c'est que tu m'as manqué
au fer rouge ton image imprimée
dans mon coeur. gravée à jamais.
j'oublie mon rôle
je laisse de côté
mes responsabilités
pour un jour avec toi
je les tromperais toutes
si je pouvais te ravoir.
à moi alors les rêves éveillés
les nuits de folle passion
et les tendres moments
passés et à passer;
ensemble à nouveau
ma vie serait parfaite,
l'accomplissement d'une quête,
le but de toute une vie,
une nuit avec toi,
un billet doux de ta part,
un homme comblé,
un esprit satisfait,
un coeur à exp(l)oser...