Pronto!

Publié le par Matthieu

L'Italie. Sa gastronomie, ses jolies filles, les Vespas, les gominés, les monuments... On en a entendu parler. On a testé pour vous. Les préjugés sont dans l'ensemble vérifiés, d'autres aspects du pays n'avaient par contre jamais atteint nos oreilles. Si le centre-ville de Rome est parsemé de magnifiques pavés posées perpendiculairement les uns par rapport aux autres, le reste des routes de la région ressemble plus à un parcours de rally digne de Sébastien Loeb, les trottoirs envahis par la végétation au point que par endroit les piétons doivent marcher sur la chaussée s'ils ont omis d'emporter avec eux machette ou débroussailleuse. Les nids de poule, crevasses et autres racines sous-jacentes pullulent et rendent le conduite aussi hasardeuse que si l'on jouait à la marelle sur un chemin de brousse de Sierra Leone. La conduite romaine, on s'y fait très vite, et on prend le pli si l'on veut survivre, après tout la loi du plus fort est une loi passe-partout. On ne pointe pas le bout de son pare-choc au carrefour, on s'engage franchement et on provoque le passage au lieu de patiemment le mériter. Explication simple au problème de l'entretien des routes, tout est dans le privé... comme quoi vive le socialisme français et la DDE.

 

Sur les plages et aux stations service, c'est carrément le tiers-monde: des indiens et bangladeshis payés on ne sait trop comment vous font le plein à trois heures du matin, vous portent parasol et transat jusqu'à l'endroit précis dans le sable où vous décidez de poser vos fesses moyennant deux beaux billets de cinq euros laissés au bar-restaurant-esclavagiste de la plage.

 

La corruption se ressent au moindre pas et la plus insignifiante démarche administrative demande l'aide d'un "mafioso" (ce n'est pas moi qui le dit mais les italiens eux-mêmes) pour contacter les bonnes personnes, graisser les bonnes pattes et faire accélérer un processus sinon interminable.

 

Dans un monde où les banques ont la main-mise sur le quotidien de tellement de gens et dans un pays qui se revendique d'être profondément européen et moderne, payer en carte bleue que ce soit pour l'essence, dans les supérettes ou les musées relève du doux rêve, mieux vaut se promener les poches remplies de coupures papier, comme ces italiens qui, dit on, préfèrent dormir sur leur argent aux sens propre du terme lutôt que de le confier à une banque (la rumeur court que les banquiers redistribuent votre argent à d'autres... O mio dio!!).

 

Et pour finir, petite note d'humour. Au pays des chaussures pour homme (et pour femme) hors de prix, on découvre avec stupeur des millions de pieds chaussés de baskets, runnings et autre Air Max, de sept à soixante-dix sept ans, c'est l'amour fou, on ne les quitte jamais. les carabinieris, eux, y échappent, chaussés comme chez nous de délicats mocassins cramponnés et cuirassés. Eux ruissellent d'avantages, pour nous autres les français, disons qu'ils cumulent en quelque sorte ceux de La Poste, d'EDF, la SNCF et... le gouvernement lui-même.

 

Viva Italia, viva La Santa Pasta!

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Publié dans Voyage

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P
<br /> ha la la! La satire a la francaise, ca fait mal...tout n-est pas faux mais n-aurais tu pas pu ajouter a ce bialan legerement caricatural la bonne odeur de la fine pate a pizza, la generosite des<br /> habitants qui ouvrent leur coeur et leur maison, la poesie de cet accent qui chante, le poids de l-histoire et la beaute de ces monumets qui fleurissent au coin de chaque rue...allez va, ils vous<br /> restent encore 3 jours pour vous apperecevoir que tout n-est pas aussi n oir que le cafe que l-on vous sert...<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Tout à fait d'accord Pauline, il n'y a pas que du mauvais en Italie bien au contraire, et dès que l'inspiration et la forme me viendra je me ferai un plaisir de poster ici-même un article plus<br /> élogieux que satirique. Mais tu me connais, la satire c'est un peu ma manière d'être parfois et à la vue de certains choses ici je n'ai pas pu m'empêcher de pondre quelques lignes.<br /> <br /> <br /> Tout chante ici, et même quand il pleut les faubourgs romains sont charmants comme tout et les oiseaux sur les arbres rivalisent de prouesses acrobatiques avec tes chats qui jouent aux funambules<br /> sur la barrière du champ.<br /> <br /> <br /> <br />