Les sept samouraïs contre la horde sauvage
Ou le paradoxe de l'éléphant républicain. Comment envoyer des milliers de soldats dans un bourbier sans nom, dépenser des millions, convaincre les foules du bien-fondé de l'action militaire en question, chercher à vaincre un ennemi que l'on ne voit même pas - les Etats-Unis se sont créés une réputation de pourfendeur de l'oppresseur barbare. Tel Alexandre ou Genghis en d'autres temps, Tamerlan ou autres César, la nation au drapeau étoilé se veut souverain planétaire de la paix. Mais ce qu'ils apportent dans ces pays déchirés par les guerres civiles ce n'est qu'une guerre de plus, une raison pour les lobbys de l'armement de financer les campagnes présidentielles, et non une libération pour les peuples. Ils combattent à l'arme lourde des adversaires cachés dans des trous, perchés dans des arbres, qui pratiquent la guérilla comme les politiques la corruption, dès le berceau. Les "rebelles" sont peu nombreux mais si bien dissimulés qu'ils résistent mieux qu'Alamo, tirant profit de leur connaissance de la région. Vous avez beau envoyer sur le terrain des généraux qui parlent la langue vernaculaire et sont des hommes expérimentés en "urban warfare", ceux qu'ils doivent affronter se reposent sur de solides liens avec la population et une connaissance du pays ou de la région qui tient de la géographie innée. Quelle que soit la cause défendue par l'un et l'autre des partis, extrémisme religieux ou désir de pacification (d'éradication), les combats traînent et s'embourbent, les chars rouillent et les soldats perdent patience, commettent des bavures et lâchent leurs mortiers en fermant les yeux, se disant qu'ainsi peut-être ils toucheront une cible dont ils ignorent complètement les tenants et les aboutissants. je ne me pose aucunement en juge de ces conflits mais plus en observateur pacifiste et athée qui ne comprends pas que l'on puisse s'écorcher vifs pour des raisons aussi futiles que le pétrole ou l'argent de la drogue. d'un autre côté je n'ai d'actions ni chez Exxon ni chez Total donc bon, je ne peux pas comprendre, me dirait-on.
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