Kindle (Amazon) ou Reader (Sony)
Ces deux noms barbares correspondent à des outils modernes de lecture, des livres électroniques portables dont le contenu se veut exhaustif et abordable.Téléchargez des romans, des biographies, des essais philosophiques sur votre tablette et vous pouvez les lire et relire à souhait, sans souci de corner une page ou d'égarer votre marque-page.
Que reste-t-il aux livres, à ces feuillets reliés entre eux qui faisaient le bonheur des éditeurs, ces odeurs d'imprimerie qui ravissaient mon père. Achetant un livre neuf, tenez-le par la tranche et feuilletez les pages rapidement: un éventail d'odeurs se livre à vous: encre fraîche, papier encore vierge de toute lecture, une douce odeur d'authenticité s'en dégage. Ce moment magique, la lecture au coin du feu, le livre coincé dans la poche arrière d'un travailleur dans le RER. Un livre a une vie, une expérience propre, un passé, un présent et un futur. Sur l'étal du libraire, vous avez été séduit par sa couverture, le nom de l'auteur ou le format atypique de l'objet. Dans la pile de vos livres à lire sur votre table de nuit, ils s'empilent comme autant de trésors restant à déterrer. Dans votre bibliothèque, une fois lus, ils sont comme les rayonnages d'une médiathèque municipale: vos amis peuvent vous les emprunter, faisant circuler le verbe, vivre le livre, jaunir lentement ses pages.
Lira-t-on dans un futur proche des livres virtuels à nos enfants le soir avant de les coucher, finira-t-on par numériser tous nos volumes, nos encyclopédies, nos dictionnaires, ces romans qui ont marqué notre jeunesse, ces recueils de nouvelles qui nous ont tant fait sourire, ces mélodrames ou aventures merveilleuses qui ont enchanté toute une famille? Je milite pour un livre en papier, avec une reliure, une couverture semi-rigide, des étagères remplies de ces bouquins diver ste variés qui font d'un salon une représentation objective de l'individu. Je vote contre ces livres virtuels qui dénaturent la lecture ne elle-même, lui enlève tout son charme, son plaisir. Pour que les imprimeurs ne soient jamais dépourvus de travail, pour que nos enfants puissent encore lire "La Guerre des Boutons" ou "The Catcher in The Rye" dans leurs éditions d'origine, s'entraînent à tourner les pages, à dévorer les mots, écorner les pages s'il le faut.
Que reste-t-il aux livres, à ces feuillets reliés entre eux qui faisaient le bonheur des éditeurs, ces odeurs d'imprimerie qui ravissaient mon père. Achetant un livre neuf, tenez-le par la tranche et feuilletez les pages rapidement: un éventail d'odeurs se livre à vous: encre fraîche, papier encore vierge de toute lecture, une douce odeur d'authenticité s'en dégage. Ce moment magique, la lecture au coin du feu, le livre coincé dans la poche arrière d'un travailleur dans le RER. Un livre a une vie, une expérience propre, un passé, un présent et un futur. Sur l'étal du libraire, vous avez été séduit par sa couverture, le nom de l'auteur ou le format atypique de l'objet. Dans la pile de vos livres à lire sur votre table de nuit, ils s'empilent comme autant de trésors restant à déterrer. Dans votre bibliothèque, une fois lus, ils sont comme les rayonnages d'une médiathèque municipale: vos amis peuvent vous les emprunter, faisant circuler le verbe, vivre le livre, jaunir lentement ses pages.
Lira-t-on dans un futur proche des livres virtuels à nos enfants le soir avant de les coucher, finira-t-on par numériser tous nos volumes, nos encyclopédies, nos dictionnaires, ces romans qui ont marqué notre jeunesse, ces recueils de nouvelles qui nous ont tant fait sourire, ces mélodrames ou aventures merveilleuses qui ont enchanté toute une famille? Je milite pour un livre en papier, avec une reliure, une couverture semi-rigide, des étagères remplies de ces bouquins diver ste variés qui font d'un salon une représentation objective de l'individu. Je vote contre ces livres virtuels qui dénaturent la lecture ne elle-même, lui enlève tout son charme, son plaisir. Pour que les imprimeurs ne soient jamais dépourvus de travail, pour que nos enfants puissent encore lire "La Guerre des Boutons" ou "The Catcher in The Rye" dans leurs éditions d'origine, s'entraînent à tourner les pages, à dévorer les mots, écorner les pages s'il le faut.
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