Ripailles de Pâques
Ces dernières semaines ont été riches en repas familiaux divers et pas si variés que ça. Famille, belle-famille, les traditions ont la vie dure. Les mets changent, de la lamproie on passe au gigot puis au curry de poulet; les papilles se régalent, les papis aussi. Les ventres s'arrondissent et celui de ma chère et tendre pas assez vite à son goût.
Les grandes tablées et les langues volubiles font de ces festivités bien souvent une cacophonie où se faire entendre relève du défi. Garçons et filles alternés autour de la table, belle-maman y tient! Le code de couleur respecté, reste à se remplir la panse, faire en sorte de faire plaisir même si déjà lorsque le plat arrive la faim n'est plus trop au rendez-vous. De bouche à intestin grêle, les aliments se décomposent, le vin de la sauce du poisson se mélange au fromage de brebis de Vallée d'Ossau et à la tarte chocolat-banane. Les parfums se fondent en un gigantesque capharnaüm d'odeurs et de saveurs, de textures et de couleurs. On ne sait plus où donner du nez, où planter ses crocs tellement les repas sont copieux et à répétition. Selon les familles, l'ambiance et le volume sonore varient. Silencieux et discussion météo-grossesse-travail-chômage chez la famille, plutôt grossesse-ragots-football-cabane dans la belle-famille.
On sort de ces trois jours de Pâques le jean déboutonné, une envie de dormir irrépressible et une faim de salades fraîches et légères. On espère éviter de telles exagérations jusqu'à Noël prochain. Ce n'est pas que ce soit déplaisant de se retrouver ainsi en famille et en musique (ça chante beaucoup et ça parle très fort - en règle générale), mais je suis un animal à nature calme et silencieuse.
Certains m'ont connu à cette période, où ces ripailles de Table Ronde sans chevaliers auraient suffi à me faire faire mon baluchon et m'envoler vers des contrées lointaines. Aujourd'hui marié et bientôt papa, on vous dira qu'on ne l'a pas vu venir. Mais c'est bien moi. Les gens changent, le bushman est toujours là, juste caché derrière l'arbre.
Bisous à tous et bonne Pâques.
Les grandes tablées et les langues volubiles font de ces festivités bien souvent une cacophonie où se faire entendre relève du défi. Garçons et filles alternés autour de la table, belle-maman y tient! Le code de couleur respecté, reste à se remplir la panse, faire en sorte de faire plaisir même si déjà lorsque le plat arrive la faim n'est plus trop au rendez-vous. De bouche à intestin grêle, les aliments se décomposent, le vin de la sauce du poisson se mélange au fromage de brebis de Vallée d'Ossau et à la tarte chocolat-banane. Les parfums se fondent en un gigantesque capharnaüm d'odeurs et de saveurs, de textures et de couleurs. On ne sait plus où donner du nez, où planter ses crocs tellement les repas sont copieux et à répétition. Selon les familles, l'ambiance et le volume sonore varient. Silencieux et discussion météo-grossesse-travail-chômage chez la famille, plutôt grossesse-ragots-football-cabane dans la belle-famille.
On sort de ces trois jours de Pâques le jean déboutonné, une envie de dormir irrépressible et une faim de salades fraîches et légères. On espère éviter de telles exagérations jusqu'à Noël prochain. Ce n'est pas que ce soit déplaisant de se retrouver ainsi en famille et en musique (ça chante beaucoup et ça parle très fort - en règle générale), mais je suis un animal à nature calme et silencieuse.
Certains m'ont connu à cette période, où ces ripailles de Table Ronde sans chevaliers auraient suffi à me faire faire mon baluchon et m'envoler vers des contrées lointaines. Aujourd'hui marié et bientôt papa, on vous dira qu'on ne l'a pas vu venir. Mais c'est bien moi. Les gens changent, le bushman est toujours là, juste caché derrière l'arbre.
Bisous à tous et bonne Pâques.
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