Y Julietta...
Ô Romeo, Romeo...
Comment décrire ce drame, cette tragédie maintes fois plagiée, imitée, récitée.
Les amoureux sur les bancs se susurrent du Shakespeare, les lettrés apprécient la rondeur des vers et la beauté du verbe. Enfant sur les planches usés du théâtre de l'école on récitait ces lignes; adulte on les rêves comme autant de mythes, de références absurdes à un amour parfait, immortel. Révolue l'époque où par le lierre le jouvenceau grimpait au balcon et la donzelle toute de blanc vêtue lui promettait la Lune sans arrières pensées. Les envolées lyriques du livre empruntant la voie des airs et réjouissant l'audience, les spectateurs sous le charme y croiraient presque.
Hier soir passait Romeo + Juliette. Comme quoi le cinéma peut faire du théâtre quelque chose de génial sans pour autant dénaturer les vers, mélanger les rimes. Leonardo Di Caprio et Claire Danes incarnent à merveille les personnages et il n'y a bien que la version originale pour rendre hommage comme il se doit à Shakespeare. Le texte a beau dater de la fin du XVIe siècle, le scénariste de 1996 a fait en sorte que le film se déroule dans une époque étrange, hors du temps. Les dialogues sont les mêmes que dans la pièce, quasiment mot pour mot, et pourtant demandez autour de vous, certains n'auront même pas remarqué les rimes. Ouvrez l'oreille, rappelez-vous votre enfance, l'innocence, croire en tout et en rien, au Père Noël et à l'homme ou la femme parfaite, à l'amour éternel et la paix dans le monde.
Shakespeare aimait les images, les belles phrases et les mots compliqués. Le pain de campagne devenait alors le dur labeur de l'homme de l'aube et la fille de l'autre côté de l'aquarium la jouvencelle ailée et immaculée qui de son regard touche au coeur et transporte l'âme. Au paradis ça va de soi. Certains de nos jours disent baguette et meuf, les auteurs de la Renaissance auraient bien ri, incrédules devant tant de familiarité. La langue française virevolte et tournoie dans le vent toujours changeant de l'évolution et du temps, à nous de la faire vibrer au quotidien. Le vocabulaire, la ponctuation, l'intonation, autant d'items à surveiller, utiliser à bon escient pour produire l'effet voulu. Qui veut séduire doit lire, car dans tout écrit se cache un chef d'oeuvre, une phrase-clé, une rime magique, un verset si puissant qu'il vous souffle de votre séant.
Hier soir passait Romeo + Juliette. Comme quoi le cinéma peut faire du théâtre quelque chose de génial sans pour autant dénaturer les vers, mélanger les rimes. Leonardo Di Caprio et Claire Danes incarnent à merveille les personnages et il n'y a bien que la version originale pour rendre hommage comme il se doit à Shakespeare. Le texte a beau dater de la fin du XVIe siècle, le scénariste de 1996 a fait en sorte que le film se déroule dans une époque étrange, hors du temps. Les dialogues sont les mêmes que dans la pièce, quasiment mot pour mot, et pourtant demandez autour de vous, certains n'auront même pas remarqué les rimes. Ouvrez l'oreille, rappelez-vous votre enfance, l'innocence, croire en tout et en rien, au Père Noël et à l'homme ou la femme parfaite, à l'amour éternel et la paix dans le monde.
Shakespeare aimait les images, les belles phrases et les mots compliqués. Le pain de campagne devenait alors le dur labeur de l'homme de l'aube et la fille de l'autre côté de l'aquarium la jouvencelle ailée et immaculée qui de son regard touche au coeur et transporte l'âme. Au paradis ça va de soi. Certains de nos jours disent baguette et meuf, les auteurs de la Renaissance auraient bien ri, incrédules devant tant de familiarité. La langue française virevolte et tournoie dans le vent toujours changeant de l'évolution et du temps, à nous de la faire vibrer au quotidien. Le vocabulaire, la ponctuation, l'intonation, autant d'items à surveiller, utiliser à bon escient pour produire l'effet voulu. Qui veut séduire doit lire, car dans tout écrit se cache un chef d'oeuvre, une phrase-clé, une rime magique, un verset si puissant qu'il vous souffle de votre séant.
"Good Night, Good night! Parting is such sweet sorrow,
that I shall say good night till it be morrow."
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