ça bourdonne là-dedans

Publié le par Matthieu

Après huit heures à usiner des dépliants publicitaires, casque anti-bruit sur les oreilles, on se sent étrange, un peu comme un opiomane en sevrage, un Thomas de Quincey en panique. Lorsque l'on prend le volant à 13h en s'étant réveillé à 4, on voit double, on doit se concentrer pour faire la différence entre un piéton qui veut traverser et un arbre penché sur le trottoir, rester calme quand par malchance on a devant soi un couple de personnes âgées qui croient que la vitesse en ville c'est 35 km/h.

 

Les bruits des machines à encarter, des mises sous pli, sous film, de l'aspiration, des compresseurs, les moteurs au propane des chariots élévateurs, les sirènes des machines qui s'allument, les alarmes de celles qui s'arrêtent soudainement, c'est un véritable festival pour les tympans, une source de maux de têtes sans fin. La débauche c'est la libération, mon fix de liberté, piqûre de rappel qu'il y a un monde en dehors de l'intérim, qu'il existe toujours un moyen de retrouver un vrai boulot, intéressant, bien payé, moins fatigant, où par exemple j'aurai plus de contact avec le reste du genre humain. Quelques candidatures ANPE envoyées, quelques CVs distribués, à moi le tourisme!!! Je vous tiens au courant.

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Publié dans Diary

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