18:00 - 18:20
Tout le monde quitte son poste. Les mécanos se lavent les mains, les chefs regagnent leur bureau, les petites mains retirent boules Quiès ou casques de protection auditive, desserrent leurs chaussures de sécurité. Les briquets rentrent en action, les cigarettes se roulent, se fument, s'enchaînent. Les discussions vont bon train. Loto sportif, enfants, excès de vitesse et amendes en tout genre, conditions de travail, météo, vacances.
Assis par terre, adossés à l'entrepôt, en équilibre sur une pile de palettes, debout au milieu de tout ce bazar - les hommes et les femmes soufflent. Cinq heures qu'ils l'attendaient, qu'elle les faisait rêver. C'est qu'une fois la pause passée il reste moins de trois heures à travailler soit quasiment rien. Les uns s'étirent, font les chats au soleil d'automne dans leur bleu de travail. D'autres s'allongent à l'ombre et font une micro-sieste au calme. D'autres encore en profite pour avaler une pomme, un sandwich ou un café du distributeur.
Dix-huit heures dix-huit. Certains se dirigent déjà vers leur poste. D'autres continuent à lézarder, troisième cigarette au bec ou encore au téléphone avec leur chéri(e). D'autres tentent de rassembler les troupes, de les motiver pour la fin de la journée. Enfin les pas glissent sur le sol, traînent dans la poussière industrielle leurs lacets encore défaits. La poubelle déborde de gobelets en plastique, le pot de fleur servant de cendrier fume à tout va, les dernières ombres avancent timidement vers la grande porte du hangar. Dix-huit heures vingt. En selle.
Assis par terre, adossés à l'entrepôt, en équilibre sur une pile de palettes, debout au milieu de tout ce bazar - les hommes et les femmes soufflent. Cinq heures qu'ils l'attendaient, qu'elle les faisait rêver. C'est qu'une fois la pause passée il reste moins de trois heures à travailler soit quasiment rien. Les uns s'étirent, font les chats au soleil d'automne dans leur bleu de travail. D'autres s'allongent à l'ombre et font une micro-sieste au calme. D'autres encore en profite pour avaler une pomme, un sandwich ou un café du distributeur.
Dix-huit heures dix-huit. Certains se dirigent déjà vers leur poste. D'autres continuent à lézarder, troisième cigarette au bec ou encore au téléphone avec leur chéri(e). D'autres tentent de rassembler les troupes, de les motiver pour la fin de la journée. Enfin les pas glissent sur le sol, traînent dans la poussière industrielle leurs lacets encore défaits. La poubelle déborde de gobelets en plastique, le pot de fleur servant de cendrier fume à tout va, les dernières ombres avancent timidement vers la grande porte du hangar. Dix-huit heures vingt. En selle.
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