La culture des cités
Notre époque est une époque d'urbanisation à l'extrême. Habiter à la campagne signifie soit être paysan soit avoir une maison logiquement appelée de campagne, secondaire. Où bien souvent d'ailleurs on fait immatriculer ses voitures, que l'on déclare comme résidence principale pour la simple raison que l'on paiera ainsi moins d'impôts. L'homme a donc délaissé la campagne et ses prairies, ses animaux - ses racines en somme.
Installés les uns par-dessus les autres dans des empilements abracadabrants de béton, de verre et d'acier, il tente aujourd'hui de s'en sortir. Mais allez expliquer à un citadin de longue date (disons de quatrième ou cinquième génération) comment planter un olivier, faucher un pré, traire une vache ou saigner un mouton. J'attends vos retours. Aucun ne saura faire. Ils iront se documenter sur internet, peut-être même pour les plus âgés iront-ils faire un saut dans ce qu'on appelle un bibliothèque. Oui elles existent toujours, résistant encore et toujours à l'envahisseur - le numérique.
Parlez de Rousseau, Thoreau, Hemingway, Whitman, London ou Steinbeck à n'importe qui. Ils vous diront peut-être qu'ils l'ont lu à l'école, au collège, au lycée, à la fac. jamais il ne leur viendrait à l'esprit d'en rouvrir un seul aujourd'hui. Les livres de Levy, Coben, Rowling se vendent comme des petits pains, comme s'il s'agissait de chefs d'oeuvre de littérature contemporaine. Scotchés devant leur petit écran (qu'ils souhaitent avoir toujours plus grand), Plus Belle La Vie, Déco, Un Dîner Presque Parfait les passionnent et deviennent les sujets de discussions de la pause café de dix heures trente au bureau. Ouvrir un Pléiade reste une énigme insolvable pour beaucoup de ces 'rats des villes'.
Mais les 'rats des champs' de la fable ne valent pas mieux. les paraboles d'abord puis les avancés du réseau téléphonique puis ADSL ont transporté les bouquets télévisés et internet à nos campagnes. Les vieux livres trônant alors sur une antique étagère dans le salon se retrouve comme à la ville remisés dans des cartons dans le grenier ou revendus au poids sur E-Bay ou Le Bon Coin. La culture au vide-ordure.
Installés les uns par-dessus les autres dans des empilements abracadabrants de béton, de verre et d'acier, il tente aujourd'hui de s'en sortir. Mais allez expliquer à un citadin de longue date (disons de quatrième ou cinquième génération) comment planter un olivier, faucher un pré, traire une vache ou saigner un mouton. J'attends vos retours. Aucun ne saura faire. Ils iront se documenter sur internet, peut-être même pour les plus âgés iront-ils faire un saut dans ce qu'on appelle un bibliothèque. Oui elles existent toujours, résistant encore et toujours à l'envahisseur - le numérique.
Parlez de Rousseau, Thoreau, Hemingway, Whitman, London ou Steinbeck à n'importe qui. Ils vous diront peut-être qu'ils l'ont lu à l'école, au collège, au lycée, à la fac. jamais il ne leur viendrait à l'esprit d'en rouvrir un seul aujourd'hui. Les livres de Levy, Coben, Rowling se vendent comme des petits pains, comme s'il s'agissait de chefs d'oeuvre de littérature contemporaine. Scotchés devant leur petit écran (qu'ils souhaitent avoir toujours plus grand), Plus Belle La Vie, Déco, Un Dîner Presque Parfait les passionnent et deviennent les sujets de discussions de la pause café de dix heures trente au bureau. Ouvrir un Pléiade reste une énigme insolvable pour beaucoup de ces 'rats des villes'.
Mais les 'rats des champs' de la fable ne valent pas mieux. les paraboles d'abord puis les avancés du réseau téléphonique puis ADSL ont transporté les bouquets télévisés et internet à nos campagnes. Les vieux livres trônant alors sur une antique étagère dans le salon se retrouve comme à la ville remisés dans des cartons dans le grenier ou revendus au poids sur E-Bay ou Le Bon Coin. La culture au vide-ordure.
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