US Law

Publié le par Matthieu

Boston Legal.
Vous allez me dire, encore une série américaine de plus. En quelque sorte, oui.
Sorte d'Ally McBeal revisité sans l'esprit comédie musicale. les personnages sont tout autant hauts en couleurs mais les scénaristes ont rajouté dans cette série qui a déjà 5 ans des affaires d'actualité et pleines de critiques envers le gouvernement américain en particulier et notre monde moderne en général.
C'est bien connu, les américains et les cours de justice c'est une grande et belle histoire d'amour. On fait un procès à une chaîne de fast-food parce qu'ils vous ont servi un café trop chaud qui vous a brûlé la langue, un autre à la baby-sitter parce que la petite s'est foulée la cheville sous sa garde. Les avocats sont les stars de ce monde de mécontents et ils pérorent tels des coqs de bruyère dans nos belles Alpes dans ces palais tout de bois revêtus. les juges ont les dents longues, les procureurs tous des aspirations politiques. Les maris y perdent des millions en pensions, les commerçants y disent adieu à leur chiffre, les criminels se voient administrer une peine par un juge texan tout de puritanisme guindé.

Dans ce pays qui se vante d'être le fief des libertés individuelles, on condamne encore aujourd'hui certains à la peine capitale. "Thou shall not kill" jurent-ils tous. Ah ça la Bible ils la connaissent, mais qu'en ont-ils fait! Le Texas par exemple détient le record du pays du nombre d'exécutions depuis plus de dix ans. Et ce malgré les nombreuses manifestations contre la peine capitale. Le problème principal tient en la nature même de l'Etat américain: fédéralisé, les états ont tous les droits. Il suffit que l'un d'eux soit à majorité républicain, conservateur, chasseur, anti-avortement pour que telle ou telle loi passe comme une lettre à la poste.

Dans ces tribunaux, quand l'on ne cherche pas à condamner un criminel avéré, la finalité reste le dédommagement. Les préjudices ont beau nous paraître à nous européens comme minimes, leurs jurés ne voient aucun mal à remettre un verdict obligeant par exemple le fabricant de postiches à payer 2 millions de dollars à l'homme qui leur avait fait un procès parce que par grand vent son toupet s'était envolé et avait provoqué le ridicule ultime de se faire railler en pleine partie de golf avec d'importants clients. Et argumentant que ce fut la cause de la non-signature d'un certain contrat, l'avocat millionnaire du milliardaire fit gagner à ce dernier quelques parts de plus dans sa société.

L'argent fait tourner le monde. Les Etats-Unis d'Amérique se disent maîtres du monde. Le dollar est roi, la loi est à son service. Guantanamo, l'Irak, l'Afghanistan, les tortures et bombardements "chirurgicaux". C'était écrit dans la Bible vous diront-ils.

Sniff... 
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Publié dans News

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