Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 17:22
- Publié dans : News

Déménagement vers theliferunner.tumblr.com pour des raisons évidentes (depuis le temps, un peu de changement ne fait pas de mal, bien au contraire).

 

Une bonne journée à tous et toutes et à très bientôt sous d'autres tropiques!


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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 21:50
- Publié dans : Voyage

Elle n'est pas en ré-mineur ou de mineure incomprise et boutonneuse. Deux parents les pieds sur terre mais l'esprit ailleurs, entendant bien profiter de leur jeunesse, de la dentition encore naissante de leur bout-d'chou. Voyager, découvrir le monde, laisser pour quelques mois ou quelques années de côté le matérialisme qui les caractérisait pourtant. Fuguer c'est quitter avec un espoir de retour, fuir ce serait plus définitif, plus brutal, impardonnable en soi. La famille et les amis ont versé quelques larmes, pas trop heureusement pour nos petits coeurs mais assez pour nous faire comprendre qu'on compte. Qu'ils ne s'en fassent pas, nos valises ne seront jamais totalement défaites là-bas, la France restera à jamais notre terre. Nos racines et nos gènes ancrés dans ce sol de graves de la région bordelaise, cet air marin piqué de senteurs de pin et de bruyère.

 

Je vous fait la promesse solennelle et ridicule à la fois de continuer à cuisiner. De chercher par monts et par vaux le pignon de pin, le magret ou le foie de canard. J'irai jusqu'à lui farcir la gorge de grains de maïs moi-même à la basse-cour locale c'est pour dire! Produits de la mer et légumes ne devraient pas manquer, pour la viande on verra bien. Côté épices ce sera un régal, on se rapproche tout de même de la plus grande métropole à diaspora asiatique (34% des habitants de la région autour de Vancouver) du continent nord-américain.

 

Mettre sur pied en territoire canadien une nouvelle aventure à trois, construire à partir de quasiment rien quelque chose qui on l'espère sera assez solide pour tenir les douze mois de notre visa. Élaborer des plans, vivre local, se faire des amis, faire en sorte que les deux femmes qui m'accompagnent en repartent bilingues ou tout du moins qu'elles le comprennent (oui Chiara je parle de toi, là). De mon père, j'aurai hérité cet amour des livres, de Mark Twain à Paul Auster. Bon, Papa, je te l'avoue, je n'irai pas faire mon Jeremiah Johnson au fond des bois ni Jack London dans le yukon (Oh tiens, une rime pauvre!). Trappeur très peu pour ma pomme - allitération involontaire mais ô combien postillonnante; mais guide d'un jour ou d'un mois pour touristes en mal de sapins se reflétant dans des lacs noirs pourquoi pas.

 

C'est donc la fleur au fusil que je me dirige au-delà des eaux tumultueuses de l'Atlantique, vers un océan que je ne vais pas tarder à côtoyer, un Pacifique dont on m'a dit tant de merveilles. Ses eaux glacées vont border nos nuits, bercer nos balades et chatouiller notre curiosité, ça va sans dire. Qui dirait non à une promenade en kayak de mer aux côtés des orques? Bref, tels des Livingstone des temps modernes, nous nous en allons, balluchons d'ogre sur l'épaule, explorer le Nouveau Monde.


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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 14:16
- Publié dans : Société

Arrachant un à un les pavés de la culture écrite, nombreux sont ceux qui optent pour la facilité de la compression. Mots raccourcis, expressions idiomatiques et syntaxes fantaisistes. Dans un univers où la télé-réalité est reine, les présentateurs du journal télévisé sont adoubés et les écrivains remisés au placard à balais. Les libre-artistes du langage texto laissent vaquer leur imagination, réfléchissant aux moyens de comprimer leur vocabulaire au maximum, mettant en péril toute une partie de notre langue pourtant si riche.

 

Précurseurs du verbe, auteurs et amateurs se veulent défenseurs d'une prose plus juste, considérée par beaucoup comme élitiste. Prétendument pédants, ils usent de leur plume pour convaincre un public acquis à la cause adverse (sic). Défenseurs d'une culture littéraire aux yeux de certains révolue, ils tentent par leurs écrits de redorer le blason ô combien terni de la littérature, du journalisme et jusqu'au langage de tous les jours.

 

Méprisant les lois de la grammaire et de l'orthographe, de jeunes "érudits" du clavier se sentent au-dessus de tout ce charabia intello-bobo-littéraire. Usant et abusant du T9 de leur téléphone dernière génération, polluant internet de smileys et autres absurdités typographiques, ils revendiquent une liberté d'expression et un franc-parler original. Mais à quel prix? Sacrifier la culture pour gagner deux secondes de temps passé à écrire, se simplifier la vie en mettant de côté notre si belle langue, est-ce vraiment la solution?


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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 14:12
- Publié dans : Société

La langue de Shakespeare a pour certains autant d'attrait que la gelée ou le pudding anglo-saxon. A mes yeux pourtant, parcourir ce vaste monde sans maîtriser l'anglais un minimum revient à jouer à cache-cache dans la jungle de Bornéo: c'est peine perdue. Adopter l'anglais c'est avoir les cartes maîtresses en main, être en mesure de converser, travailler, voyager, correspondre avec quasiment toute la planète.

 

D'autres penseront qu'en tenant un tel discours je renie en quelque sorte ma langue maternelle. Pas du tout, bien au contraire. En apprenant d'autres langues, en se renseignant sur d'autres cultures, on ne fait que conforter l'amour des mots et élargir son panel cognitif. Etre polyglotte, c'est un peu voyager sans quitter son canapé: on est à même d'échanger avec des personnes d'horizons différents, on y gagne grandement en connaissances, on devient plus tolérant, plus humble et sûrement un peu plus sage - autant que cela soit possible.

 

Petit message pour les plus septiques, pour ne pas dire les plus jeunes (blasés par le discours pédagogique lamentable de nos institutions françaises): quel bonheur d'entendre les vraies voix des comédiens, et non ces doublages du plus mauvais goût qui font qu'un personnage obscur d'Urgences va étrangement avoir la même voix qu'Harrison Ford ou Julia Roberts.

 

Aimer les langues c'est les vivre: lire, parler, écouter, écrire. Entraîner son esprit jusqu'au jour où un beau matin vous vous surprenez à vous souvenir avoir rêvé en anglais, vous vous y reprenez parfois à plusieurs reprises pour trouver le bon terme français pour traduire une idée qui vous est venue dirons-nous en Malais, tout ça ayant l'air bien bête devant vos amis. Un grand merci (me diront les profs d'anglophiles). My pleasure!


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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 18:23
- Publié dans : Cuisine

Ingrédients (pour 6 personnes):

- 800g de filets de rouget (frais)

- une botte d'aillet

- une botte de persil

- une demi-botte de coriandre

- une demi-botte de menthe

- une racine de gingembre

- du riz basmati au jasmin (500g)

- des champignons noirs

- des cacahuètes

- une échalote

- 4 gousses d'ail

- 2 citrons verts

- huile d'olive

- muscade

- piment de Cayenne

- coriandre et persil (Ducros)

- sel/poivre

 

La marinade:

Peler et émincer le gingembre. Presser les citrons, ajouter un demi-verre d'huile d'olive, saupoudrer d'un peu de coriandre, de noix de muscade râpée et de persil. Rallonger avec un verre d'eau pour augmenter le volume de la marinade. Faire réduire 15 minutes à feu doux puis arroser les rougets disposés dans un plat creux, filmer et mettre au frais au minimum 3 heures).

 

Le riz:

Ciseller persil, coriandre, menthe, échalote, ail et champignons noirs (préalablement réhydratés bien sûr). Écraser les cacahuètes. Bien mélanger et ajouter au riz une fois cuit.

 

Et enfin:

Disposer les filets de rouget dans les papillotes, arroser d'une bonne dose de marinade, refermer les papillotes et mettre au four 15 min (environ 180°C).

 

Saler, poivrer et présenter les filets sur le riz arrosés de marinade.

 

Bon appétit les amis!


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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 17:38
- Publié dans : Société

Dans un pays où les nantis n'ont que faire des plus démunis, où les policiers sortent leur calculette les jours de manifestations, les jeunes - dit on - ne trouvent plus leur place. Les élus du peuple haut perchés sur leurs piédestaux dorés guettent le moindre faux pas de leurs adversaires tout en veillant à protéger leurs arrières et dissimuler leurs manigances électorales-financières-mafieuses.

 

Les syndicats s'insurgent, les rues se gorgent de gens en colère, les dirigeants relativisent: "La crise on en sortira bientôt". 2013 d'après certains économistes... Les banderoles fleurissent comme des oeillets sur un champ de bataille, les partis des extrêmes rassemblent de plus en plus de partisans alors que ceux plus sages se contentent de s'étriper dans leurs propres rangs.

 

La place de la liberté et de l'égalité disparaît peu à peu, submergée par toute cette violence, cet aspect sécuritaire mis en avant comme le marteau et l'enclume à l'époque rouge. Pendant ce temps là dans nos rues les pauvres meurent toujours, les usines ferment leurs portes les unes après les autres, les patrons délocalisent et engrangent les bonus. Quel beau monde dans lequel nous vivons!


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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 16:38

Bring your feet to the ground, toss that bed sheet away from your sleepy body. Open the shades and let the sun shine in. Open your eyes and think about the lazy day ahead of you. Brew yourself some coffee or enjoy the one prepared by your beloved partner. Read the morning paper while sipping, quickly sifting through all the bad news. Look for merry facts, unusual and odd events. bring a smile to that grumpy face.

 

Jump into proper day clothes, leave in the bedroom that ugly striped pajamas. You don't deserve them. Neither does your grand'pa. Shave or not, wash or not (preferably do though). Brush teeth, comb hair, tie shoe-laces. Discard the neck tie, this is not a normal working day. Grab your strongest will and craziest courage and pack a bag. Warm and cold clothes, comfy walking shoes, headlight and sleeping bag.

 

Take a world map and throw anything at it. Be it a pencil or a dart, a ripe grape, well, litterally anything. Mark the landing spot, open your wallet and reach for your credit card. Open laptop, book the nearest flight available. Call for a taxi and leave everything behind. Quicly get a hold of wife and kids if you got any loved ones. Burn no energy on the ride to the airport, you might need that when you get there. Enjoy the discovery! Don't mind pictures. open your eyes and your heart and go out to meet the locals. To be continued...


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