Peuples et civilisations

Publié le par Matthieu

Je l'avoue ça fait un peu Fac d'Histoire ou de Sociologie. Je vais tâcher de rendre tout ça plus abordable, étant donné que je ne suis moi-même qu'un novice en Sociologie et un parfait amateur en matière d'Histoire.
Avec l'apparition des sociétés primitives et de la formation de clans puis de tribus, l'Homme avait compris que pour survivre il fallait s'unir. Fédérer autour d'un ensemble commun d'idées un groupe d'individus apparemment distincts. Concevoir un dogme, une idéologie qui satisfera le plus grand nombre. Les penseurs ont été nombreux à travers les âges, tous ont apporté à l'ère moderne son lot d'innovations, de pensées directrices, de courants d'opinions. Les divergences philosophiques et factuelles qui accompagnaient ces découvertes ont souvent été à l'origine de débats voire de conflits. Les peuples alors  se croyaient bien souvent seuls sur Terre - quand ils concevaient même l'idée d'une Terre comme nous la connaissons aujourd'hui. Ils vivaient donc dans un monde où eux seuls régnaient, où tout groupuscule d'étrangers étaient considérés comme des sauvages, des barbares. Gengis Khan voyait l'Europe lointaine comme une terre vierge de toute civilisation évoluée, de toute culture. Les Amérindiens ont toujours vu dans les hommes blancs des démons sans pitié ni véritable foi. Longtemps ce même homme blanc a cru que les Africains étaient plus proches des animaux que des hommes, tout comme les Maures, se déplaçant vers Poitiers, se considéraient en territoire barbare, peuplé d'infidèles. La nuance ici entre foi et culture propre est trouble. Des civilisations ont vu le jour partout sur le globe et, avec l'avancée des diverses explorations géographiques et archéologiques, on a pu ces siècles derniers constater l'étendue considérable de la culture humaine.

Ces hommes et ces femmes ont bâti des empires, empilé des cailloux, creusé des tombeaux, sculpté des statues, gravé et peint des murs, des falaises. Ils ont tenté de laisser leur empreinte dans ce monde qu'ils considéraient comme leur. Leurs vestiges laissent nombre d'entre à s'interroger: que laisserons-nous aux peuples qui fouleront ce sol dans disons deux mille ans? Quelle trace la Terre portera-t-elle de notre passage? Est-ce que des gratte-ciels et des centaines de milliers de kilomètres d'autoroute sont un héritage valable? Est-ce qu'on n'a pas à notre époque dépassé le stade Pyramides-Muraille de Chine-Angkor Wat-Arc de Triomphe? Que diriez-vous si nous tentions de laisser notre planète intacte, afin que tous ces hommes et toutes ces femmes dans deux mille ans puissent aller se promener en forêt, plonger sur la grande barrière de corail, faire du canoë sur l'Amazone ou skier dans les Rocheuses? Ce serait déjà pas mal comme accomplissement d'après moi, au stade où on en est aujourd'hui. Les peuples ont évolué, les mentalités ont changé, les intérêts se sont déplacés de la famille, de la survie ou des récoltes vers le gain, le profit, la concurrence, la marge et le bénéfice. Net à la fin de l'année, intérêts déduits, la planète est gravement à découvert. Cessons d'emprunter de ses richesses, de déflorer son patrimoine jusqu'alors immuable. Construisons-nous un bel avenir et protégeons ce qu'il reste de nature, de ressources souterraines. Une planète bleue et verte, voilà ce que nous allons vous laisser les enfants. Plutôt qu'une planète en béton armée et en verre teinté. Pourvu que les hommes ne s'entre-tuent pas avant ça.

Parce que qui dit peuple, civilisation, dit esprit de conquête, désir de guerroyer, de partir pourfendre ses adversaires, qu'ils soient légitimement des ennemis ou non d 'ailleurs. Que l'un prétende la présence d'armes de destruction massives pour envoyer ses troupes ou qu'un autre se base sur un Djihad anté-diluvien pour maudire tout un peuple. Les valeurs actuelles sont plus ou moins les mêmes partout, c'est juste que certains ont des textes, des repères écrits qu'ils manipulent comme un cuisinier de la Canebière la recette de sa bouillabaisse. Nous autres êtres humains aimons à nous comparer, nous jalouser, nous observer. primates curieux de nature, nous avons un jour décidé de nous rassembler en bandes puis en villages puis en pays puis en organisation internationales. Pour le bien de tous dans l'ensemble. A nous maintenant de prouver à cette planète qui après tout nous héberge que nous l'aimons et voulons la conserver aussi intacte que possible. "La Terre est bleue comme une orange" disait Eluard. Faisons en sorte qu'elle le reste et que personne n'ait l'idée saugrenue d'en faire une orange pressée.
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Publié dans Société

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