A tous ces hommes qui ne cuisinent pas
Je ne dirai qu'une chose: "Filez enfiler un tablier!"
Ce n'est pas parce que des années de domination patriarcale et de machisme domestique ont poussé les femmes vers les fourneaux qu'il faut vous aussi que vous suiviez comme des moutons. Tout d'abord, cuisiner c'est faire plaisir aux autres, c'est redonner le sourire à sa petite femme crevée après une journée de boulot. C'est recevoir des amis et les régaler avec un plat de sous les fagots. Et même si vous rentrez tard du bureau, que vous êtes vanné et que vous n'avez qu'une seule envie c'est de mettre les pieds sous la table: faites un effort, faites bouillir de l'eau salée, une petite tomate, un demi-oignon, une boîte de champignons, un steak haché et on a une bonne sauce tomate maison pour aller avec des pâtes. c'est rapide et ne demande qu'un minimum d'effort. Et que dire du regard de votre moitié quand elle vous verra en costume, la cravate desserrée, le tablier à carreaux autour du cou, en train de lui mijoter un petit plat à peine rentré du boulot. Vous aurez même le droit à un bisou rien que pour le geste.
Et puis cuisiner c'est aussi vous révéler dans un art qui vous est étranger, faire preuve d'imagination, de curiosité, d'esprit d'anticipation et d'avant-garde. Saisir sa planche à découper, son couteau préféré prêt à trancher, et se diriger vers le réfrigérateur avec en tête une vague idée d'ingrédients. Souvent on fait avec ce que l'on a, on improvise, on découvre de nouvelles saveurs, de nouvelles épices, de nouvelles herbes. On cueille dans le balcon du voisin un brin de coriandre, chez ses parents des feuilles de menthe à la pelle (ça va toujours très bien avec le taboulé ou le poulet par exemple...).
Ces hommes qui pour rien au monde ne mettraient les pieds dans une cuisine et les mains dans un frigo. Qu'ils laissent dans le bac à sable leur virilité d'italiens hirsutes, qu'ils remisent au placard les vieux stéréotypes de la femme au foyer qui cuisine à becqueter pour toute la famille. Le monde change, les gens changent, les hommes changent. les femmes aussi. Ce sont elles qui cuisinent à la maison et qui prennent des cours dans des grands restaurants. Mais bien souvent les grands chefs sont des hommes, eux ont compris le bonheur et la joie qu'apporte la cuisine. On ne cuisine pas seulement pour les autres, aussi et bien sûr pour soi-même. Pour le plaisir et la fierté de déguster ou de faire goûter quelque chose que l'on a créé, que l'on a fait mijoter pendant des heures, revenir au wok en surveillant constamment, mariné toute une journée avec des épices...
Petite recette facile pour épater vos dames: Crevettes sauce Lao. Il vous faudra:
- 500g de crevettes décortiquées (ou avec la queue)
- de la coriandre (fraîche de préférence)
- quelques brins de persil
- du curry
- du gingembre (très peu, juste pour rafraîchir)
- de la crème fraîche 30% MG
Faites mariner deux-trois heures vos crevettes avec le curry et le gingembre (la coriandre si en poudre) dans un saladier au réfrigérateur, en y ajoutant de l'huile d'olive pour que les épices pénètrent bien la chair des crustacés.
Au wok ou dans une grande poêle, faites revenir les crevettes ainsi préparées, en ajoutant en début de cuisson les feuilles de coriandre et de persil hachées (pas trop petit). Ajoutez la crème fraîche en fin de cuisson pour créer une sauce onctueuse et parfumée. Ne laissez pas bouillir à partir de ce stade. Corrigez si nécessaire au niveau du "piquant" (trop ou pas assez de curry, de gingembre). Pour un plat trop épicé, quelques pincées de sucre en poudre suffisent en général à éviter le pire.
Servez avec du riz basmati ou du riz blanc classique.
Voilà pour ces messieurs à la cuisine. Pour ces dames: Arrêtez les féministeries et remettez-vous aux fourneaux si vous les avez abandonnés en soixante-huit pour des raisons étranges que mon jeune âge ne me permet pas de saisir totalement.
Et puis cuisiner c'est aussi vous révéler dans un art qui vous est étranger, faire preuve d'imagination, de curiosité, d'esprit d'anticipation et d'avant-garde. Saisir sa planche à découper, son couteau préféré prêt à trancher, et se diriger vers le réfrigérateur avec en tête une vague idée d'ingrédients. Souvent on fait avec ce que l'on a, on improvise, on découvre de nouvelles saveurs, de nouvelles épices, de nouvelles herbes. On cueille dans le balcon du voisin un brin de coriandre, chez ses parents des feuilles de menthe à la pelle (ça va toujours très bien avec le taboulé ou le poulet par exemple...).
Ces hommes qui pour rien au monde ne mettraient les pieds dans une cuisine et les mains dans un frigo. Qu'ils laissent dans le bac à sable leur virilité d'italiens hirsutes, qu'ils remisent au placard les vieux stéréotypes de la femme au foyer qui cuisine à becqueter pour toute la famille. Le monde change, les gens changent, les hommes changent. les femmes aussi. Ce sont elles qui cuisinent à la maison et qui prennent des cours dans des grands restaurants. Mais bien souvent les grands chefs sont des hommes, eux ont compris le bonheur et la joie qu'apporte la cuisine. On ne cuisine pas seulement pour les autres, aussi et bien sûr pour soi-même. Pour le plaisir et la fierté de déguster ou de faire goûter quelque chose que l'on a créé, que l'on a fait mijoter pendant des heures, revenir au wok en surveillant constamment, mariné toute une journée avec des épices...
Petite recette facile pour épater vos dames: Crevettes sauce Lao. Il vous faudra:
- 500g de crevettes décortiquées (ou avec la queue)
- de la coriandre (fraîche de préférence)
- quelques brins de persil
- du curry
- du gingembre (très peu, juste pour rafraîchir)
- de la crème fraîche 30% MG
Faites mariner deux-trois heures vos crevettes avec le curry et le gingembre (la coriandre si en poudre) dans un saladier au réfrigérateur, en y ajoutant de l'huile d'olive pour que les épices pénètrent bien la chair des crustacés.
Au wok ou dans une grande poêle, faites revenir les crevettes ainsi préparées, en ajoutant en début de cuisson les feuilles de coriandre et de persil hachées (pas trop petit). Ajoutez la crème fraîche en fin de cuisson pour créer une sauce onctueuse et parfumée. Ne laissez pas bouillir à partir de ce stade. Corrigez si nécessaire au niveau du "piquant" (trop ou pas assez de curry, de gingembre). Pour un plat trop épicé, quelques pincées de sucre en poudre suffisent en général à éviter le pire.
Servez avec du riz basmati ou du riz blanc classique.
Voilà pour ces messieurs à la cuisine. Pour ces dames: Arrêtez les féministeries et remettez-vous aux fourneaux si vous les avez abandonnés en soixante-huit pour des raisons étranges que mon jeune âge ne me permet pas de saisir totalement.
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